Référencement naturel des applications

Référencement des applications

Le boom exponentiel des supports mobiles s’est accompagné d’une croissance similaire des applications fonctionnant sur les différents systèmes d’exploitation, en particulier celui d’Apple (iOS), Google (Android) et Windows. D’ici à 2018, selon une étude réalisée pour la Commission européenne (« Sizing the EU App Economy », Février 2014), le secteur européen des applications mobiles pourrait quadrupler sa contribution à l’économie pour dépasser les 63 milliard d’euros et faire bien plus que doubler le nombre d’emplois ! Pour tous ceux qui éditent ou proposent des applications, les questions de visibilité ne sont évidemment pas anodines, et une partie du travail des SEO risque de s’orienter de plus en plus vers cette problématique.

Référencement d’application mobile : ASO (App Store Optimisation)

Les concepteurs des systèmes d’exploitation concernés font actuellement le maximum pour que cette recherche se fasse directement au sein même de leurs boutiques virtuelles dédiées au téléchargement d’application, en l’occurrence GooglePlay pour Android,  AppleStore pour Ios et Windows MPlace pour qui vous devinez. A ce titre, une spécialité émerge timidement au sein du monde du référencement, celui de l’ASO ( App Store Optimisation )

Au contraire du référencement naturel, le classement d’une application dans les boutiques dépend en grande partie…de son succès : à savoir le nombre et  le taux de téléchargement voire son évolution (Apple), les avis postés et son nombre de désinstallation, les liens externes : bref, l’amorce au lancement est donc essentielle pour un effet boule de neige, et une application qui plaît sera longue à déloger !

Sauf bouche à oreille extraordinaire et surtout instantané, le lancement d’une nouvelle application doit être orchestré sur les différents supports web, et pas question d’envoyer une version buggée pour les raisons précédentes ou une appli trop proche de ce que proposeraient déjà les propriétaires des boutiques !

Les bases de l’ASO pourraient être les suivantes

La soumission en elle-même nécessite un soin tout particulier afin de garantir un maximum de crédibilité et de visibilité, notamment autour du champ sémantique que vous voulez visez, par l’intermédiaire du nom de l’application (30 caractères maximum sur Google Play), mais surtout via la description longue (4000 caractères) et les mots clés pour l’Applestore (jusqu’à 100 caractères). Sur Google Play, une mise à jour offre également la possibilité d’ajouter 500 caractères pour détailler ladite mise à jour. Sur l’Apple store, seule une mise à jour peut permettre de modifier les mots clé.  Bref, on peut s’y donner à cœur joie sans toutefois trop attirer l’œil, en évitant le bourrage de mot-clé qui déclassera fatalement votre application.

Le choix des catégories, les captures d’écran, l’icône et bien entendu le nom (pour éviter notamment les confusions) doivent également être choisi avec soin pour susciter l’envie et le téléchargement, et ne négligez pas les premières lignes de description, car ce sont elles qui doivent donner envie de cliquer !

Référencer son application mobile dans les moteurs de recherche

Mais bien évidemment, se contenter de viser les boutiques officielles des grands groupes limite son action de visibilité. Comme pour les images, les vidéos ou encore les actualités, l’avenir est sans doute à l’affichage des pages de résultats spécifiques aux applications. Avec Google, un pas en avant a déjà été réalisé : de liens directs vers des sections spécifiques des applications sont déjà possibles depuis les pages de résultats d’un support fonctionnant sous Android… mais possédant déjà l’application en question. Pour les autres, des propositions d’installation (via Google Play) sont affichées. Les futures algorithmes et les mises à jour des filtres sur les recherches mobiles appuieront sans aucun doute la mise en avant des applications au moins sur certaines thématiques.

Quoiqu’il en soit, pour être indexés et affichés, les contenus d’une application doivent être accessibles par le biais de liens dit « profonds » (deep links). Ces derniers sont spécifiés au sein du fichier XML « Manifest », situé à la racine de l’application, lequel est LA source d’information primordiale sur Android : c’est en effet sur ce fichier que l’on peut tagger les différentes fonctions de l’appli (une « activité » par écran). Le nœud xml <activity>  y renferme des « filtres d’intention » (<intent-filters>) auxquels on peut alors lier pour chacun de fameux lien « profond » (et d’autres informations relatives à la section de l’application concernée). Google encourage également à poser les liens profonds sur les pages web (équivalentes) ou dans le plan du site web associé à une application, mais la condition sine qua non est d’abord d’être acceptée sur GooglePlay. Pour les applications tournant sur les smartphones d’Apple, ce même type d’information se situe sur le fichier « info.plist » et sera pris en compte par Google de la même manière.

Pour l’instant, nous en sommes encore au balbutiement des moteurs concernant le référencement naturel des applis, et sans doute faut-il s’attendre à des changements fréquents dans les différents facteurs qui contribueront à pousser la visibilité d’une application directement dans les pages de résultats ou au sein même des boutiques. En attendant, une solution intermédiaire efficace consiste à créer une ou plusieurs pages web autour de l’application que l’on veut faire connaître et sur laquelle on opèrera les actions de référencement habituelles, notamment en termes de popularité (backlinks, partage sur les réseaux sociaux). Pour des conseils et des audits spécifiques à ce sujet, n’hésitez pas à nous contacter !