L'édito d'Arnaud

Lydia : une plateforme de paiement par mobile bien française !

  • Date : 30 Déc 2015
  • -Auteur : Thomas ALGUACIL
  • -Catégorie : Actus
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30 Déc 2015

Personnellement je suis très tête en l’air, et j’oublie souvent mon portefeuille ou ma carte bleue, ce qui est gênant quand je sors avec mes amis. Un soir, alors que j’avançais de l’argent à un ami qui avait perdu sa carte bleue, il me parle d’une application. Celle-ci me permettrait de me récupérer mon argent instantanément dans le bar. Pratique non ? Et puis, les bon comptes font les bons amis !

J’ai donc décidé de l’essayer. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Lydia, une appli très pratique pour les petits règlements entre amis, mais qui a aussi de grandes capacités pour tout type de transactions commerciales.

 

LYDIA, l'application de transaction financières

 

À quel besoin répond Lydia ?

La startup Lydia a été créée en 2013 par Cyril Chiche et Antoine Porte. Pour expliquer simplement son utilité, Cyril Chiche utilise l’analogie de la « tartelette à la fraise ». Pas au citron, pas à la framboise, mais à la fraise. Oui, qui n’a jamais éprouvé une envie irrésistible pour cette gâterie en passant devant une devanture de boulangerie, mais qui s’est vu contraindre de continuer sa route par manque d’argent liquide ?

C’est pourquoi les deux entrepreneurs ont décidé de développer un moyen de paiement universel pour toutes les sommes, contrairement à la carte bancaire qui peut comporter souvent un plancher de paiement.

Leur intérêt s’est naturellement porté sur les mobiles car, s’il est fréquent d’oublier son portefeuille ou d’être à court de liquide, rares sont les personnes qui se déplacent sans leur smartphone. Ainsi est née l’idée d’une application de paiement mobile permettant de payer à tout moment et à tout le monde. Pas bête, me direz-vous !

Comment ça marche ?

Pour l’avoir téléchargé (gratuitement et légalement), je trouve l’application plutôt intuitive. Il suffit de se créer un compte et deentrer les coordonnées bancaires de sa (ou ses, pour les chanceux) carte bleue. Il suffit ensuite de sélectionner la carte que l’on souhaite utiliser et entrer le montant désiré pour la transaction. Ceci génère un QR code que le commerçant (lui même équipé de Lydia) scanne, ce qui déclenche immédiatement un transfert d’argent.

Ces transferts sont sécurisés par différentes collaborations avec Payline (Crédit Mutuel Arkéa), BNP Paribas et la Société financière du porte-monnaie électronique (agréée par la Banque de France) qui permettent la gestion et la protection des données des cartes bancaires et des mouvements financiers.

De plus, et c’est ce qui fait tout l’intérêt pour les consommateurs, l’application est gratuite pour les particuliers ! Alors comment la start-up arrive-t-elle à séduire les investisseurs ? Les professionnels doivent s’acquitter d’un abonnement mensuel (quelques euros dans le commerce physique) plus des commissions sur les achats (0,3% dans le physique et 1,5% plus 6 centimes d’euros pour les e-commerçants). Ces prix sont compétitifs par rapport aux concurrents de Lydia : « c’est deux fois moins cher que des solutions comme PayPal et Stripe » affirme Cyril Chiche.

Ses cibles principales

L’application est déjà bien implantée avec 90 000 utilisateurs et 2 500 partenaires professionnels (surtout les petits commerçants et les campus). La cible principale de la start-up ? C’est simple : les jeunes de 18-30 ans qui ont besoin d’une solution flexible et rapide pour de nombreux paiements (entre eux, avec leurs parents ou encore à la cafétéria de leur école par exemple). Lydia est actuellement présente dans « 110 des 400 campus que compte la France ».

Au-delà de sa popularité chez les jeunes, la start-up est reconnue au niveau européen : elle a été sélectionnée par le magazine Wired pour apparaître dans sa liste des 100 start-up européennes les plus excitantes de 2015.

Les ambitions futures des créateurs de Lydia

Après une implantation initiale réussie dans les campus et les petits commerces, l’entreprise souhaite aussi se développer dans des commerces plus importants, que ce soit des magasins physiques ou des sites de e-commerce, mais toujours en ciblant des enseignes connues par leur cible principale (par exemple une collaboration avec Eat Sushi ou Price Minister).

La start-up a déjà réalisé deux levées de fonds, une de 600 000 euros en septembre 2013 et une de 3,6 millions d’euros fin 2014. Et vous pensez qu’elle va s’arrêter en si bon chemin ? Bien sûr que non ! Son directeur vise l’équilibre budgétaire pour le premier semestre 2016 et projette une levée de fonds de 10 millions à la même période.

 

Conclusion : je recommande  vivement l’utilisation de cette application qui facilite grandement les transactions financières avec les commerces mais aussi avec ses proches. Il est fort à parier que dans les années à venir, Lydia s’impose comme un moyen de paiement incontournable. Et puis, c’est une Made in France !

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