Les webzines musicaux rendent-ils les magazines traditionnels obsolètes ?

  • Date : 18 Déc 2015
  • -Auteur : Etienne MARCEL
  • -Catégorie : Actus
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18 Déc 2015

J’apprécie beaucoup la musique. Et quand on aime la musique, on se renseigne dessus. Suivre les nouvelles sorties, découvrir des nouveaux groupes, ça demande une veille constante (oui, comme sur le web). J’aime notamment consulter les magazines sur papier. Cela dit, il reste toujours un détail qui me chiffonne : ce sont les chroniques.

Les chroniques : ne froissons pas les labels et les lecteurs

Quoi qu’il arrive, vous ne verrez jamais, au grand jamais de note en-dessous de la moyenne. Et si vous en voyez une, vous pouvez être certain qu’il s’agira d’un album qui se fait démolir de toute part ou un album dont tout le monde se fiche, et que les magazines pourront descendre sans risque de se recevoir des milliers de mails de fans vexés pour leur expliquer qu’ils n’ont rien compris. Pourquoi les magazines sont-ils si timorés ? Peur de froisser les labels qui mettent leurs pubs dans leurs pages ? D’énerver les fans qui ne supportent pas que l’on soit un tant soit peu critique envers leur groupe fétiche ? Allez savoir…

Autre point qui me gêne : les choix que les magazines sont obligés de faire pour vendre leurs numéros, notamment les artistes qu’ils mettent en avant sur leur une. N’espérez pas voir un petit groupe méconnu en couverture, ça n’est pas assez vendeur. Par contre, les locomotives qui remplissent les stades, vous en aurez pour sûr.

Moi, ça me frustre. J’aimerais que les groupes méconnus aient une plus large place, j’aimerais que les rédacteurs arrêtent de passer la brosse à reluire à des albums moyens pour éviter de faire polémique… heureusement, il existe des webzines !

Les webzines : un peu plus de courage… en général

Contrairement aux magazines sur support papier, les webzines n’ont rien à vendre et n’ont pas peur de froisser qui que ce soit. Qui plus est, certains fonctionnent sur un système collaboratif, où n’importe qui peut rédiger et publier sa propre chronique (et ainsi mettre en avant de petits artistes).

Et j’aime les webzines parce que les chroniqueurs osent davantage dire ce qu’ils pensent. Au moins, quand on lit les chroniques, on n’a pas l’impression de lire un éloge obséquieux et inintéressant écrit par un mec qui a juste envie de faire plaisir au label. Le rédacteur doit ensuite faire face aux commentaires des fans, mais pour peu qu’il ait un minimum de courage, il n’aura jamais peur de dire du mal d’un disque qu’il a jugé mauvais.

Et l’avantage du webzine, c’est qu’on peut y entendre parler de tout et n’importe quoi. Entre deux chroniques des derniers grands groupes à la mode, on trouvera aussi des articles traitant d’obscurs groupes péruviens ou autres qui valent vraiment le coup.

Alors, obsolètes, les magazines ? Je n’irais pas jusque là. Ils font face à une véritable concurrence, mais ils ont pour eux leur budget qui leur donne bien plus de moyens. C’est pour ça que j’apprécie toujours autant le support physique. Les magazines ont de nombreuses interviews, peuvent aller à de nombreux concerts pour faire des rapports… bref, les moyens se font sentir.

Et puis j’avoue que j’ai un certain goût pour le support physique. Il est toujours agréable d’éteindre l’ordinateur, de mettre un disque dans la chaîne et de lire tranquillement son magazine.

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